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Conférences historiques

Les relations France Angleterre

Les relations France/Angleterre

 

Cette avant dernière conférence a évoqué la période napoléonienne. Le 5 mai 2021 sera célébré le bicentenaire de la mort de Napoléon.

En prologue, Marie Alix a rappelé que la guerre entre la France et l’Angleterre a duré de 1792 à 1815.

Malgré cela, pendant et après la révolution, les Français qui ont émigré vers l’Angleterre ont toujours été bien reçus par les Anglais. Jusqu’à une aide d’un shilling par jour donnée à certains. Même les prêtres ont été accueillis malgré le fait que l’Angleterre n’est pas un pays à prédominance catholique. Par contre en France, le courant est un peu différent, Robespierre lui a écrit « je n’aime pas les anglais, je déclare que je hais le peuple anglais »

L’Angleterre est une véritable puissance maritime. Mais leur armée de terre n’est pas performante.

Pendant le Directoire, Bonaparte est général et va œuvrer de concert. D’abord la campagne d’Italie puis celle d’Égypte avec pour objectif : couper la route des Indes aux Anglais. La France se retrouve alors confrontée a deux ennemis : les Anglais et l’empire ottoman.

Bonaparte part sous couvert d’une mission botanique avec 167 botanistes et 50 000 hommes. Une première halte à Malte. La ville est prise par les Français en 10 jours et mise à sac. Il y laisse 3000 hommes et repart vers l’Égypte. Les Anglais viennent secourir Malte en mettant en place un blocus de l’île et en sortiront vainqueurs. Malte passe aux mains des Anglais et le restera jusqu’en 1964, date de son indépendance.

Bonaparte va ensuite prendre la ville d’Alexandrie. La flotte française va mouiller à Aboukir et le 1er août 1798, mais les Anglais déciment les Français à Aboukir : 1700 morts, 1500 blessés et 3000 prisonniers pour la France. Pour l’Angleterre, 200 morts et 600 blessés. Bonaparte continue son chemin, s’empare du Caire puis laisse son armée aux mains de Kleber et rentre à Paris. C’est alors le coup d’état du 18 Brumaire 1799. Les Français seront chassés d’Égypte par les Anglais, et ne pourront rentrer en France qu’en 1801.

Si la campagne d’Égypte a été un fiasco militaire, une amitié culturelle franco égyptienne se créa, des échanges entre les deux pays existeront, voir la girafe offerte a Charles II et le style de meubles ‘retour d’Égypte’ qui se développera.

Les Anglais décident de développer des coalitions, à eux la maîtrise des mers, à la Turquie et la Russie les armées de terre.

En 1801, la paix d’Amiens fait cesser pour un temps les hostilités mais en 1803, elles reprennent de plus belle. L’Angleterre, avec Pitt comme 1er ministre, déclare la guerre à la France. Napoléon envisage brièvement d’envahir l’Angleterre.

En 1805, Nelson gagne la bataille de Trafalgar contre les Français en utilisant une nouvelle tactique d’attaque en positionnant les bateaux perpendiculaires à la flotte ennemie plutôt qu’en ligne horizontale comme auparavant. Nelson sera mortellement blessé.

Marie Alix a également rappelé la vie tumultueuse de Lady Hamilton, maîtresse de Nelson.

Napoléon va essayer de reprendre le dessus en mettant en place un blocus continental afin d’isoler l’Angleterre de 1806 à 1814. Blocus qui échouera car non respecte par les pays autres, ayant des intérêts commerciaux avec l’Angleterre. L’année 1814 connaîtra la fin du pouvoir de Napoléon, sa reddition aux Anglais et son exil à Sainte Hélène.

Napoléon ne détestait pas les Anglais. Il écrira « je meurs prématurément, assassiné par l’oligarchie anglaise. Le peuple anglais saura me venger » ...

Vous pouvez lire le très bon ouvrage de Ghislain de Diesbach sur l’immigration de 1789 à 1814.

Londres à l'âge des lumières

Londres, à l’âge des lumières

 

En Angleterre, les 17ème et 18ème siècles génèrent très tôt des idées nouvelles allant de pair avec le développement des sciences alors que la France connaît une période politique et sociale trouble.

L’Angleterre est caractérisée par une monarchie parlementaire et comme l’écrit Voltaire en 1733 : l’Angleterre est une nation de philosophes. C’est l’époque de Newton avec son traité sur l’optique. À l’Abbaye de Westminster se trouvent différents monuments funéraires en l’honneur de scientifiques et notamment celui de Newton réalisé en 1730 selon William Kent. Il a écrit Principia Mathematica en 1687 et un traité sur la lumière en 1704.

Robert Hooke, mathématicien mais aussi horloger spécialiste du microscope révèle l’infiniment petit.

Robert Boyle expérimente sur l’air. Il définit le processus d’expérimentation en 4 étapes : présentation du spécimen avant l’expérience, explication de la méthode, résultat obtenu et enfin interprétation.

En 1660, création de la Royal Society pour discuter de la philosophie naturelle, l’étude des faits prime sur celle des discours. D’autres sociétés, chimie, astronomie sont créées et consolident leur implantation physique à Burlington House à Mayfair près de la Royal Academy of Arts. La façade s’orne de vingt-deux statues honorant notamment Francis Bacon, Adam Smith, Isaac Newton, John Locke.

Au British Museum, la galerie des lumières est ouverte en 1753. On y trouve des planches de reproductions florales et végétales de James Cook réalisées à la suite de ses nombreux voyages circonvolutifs.

Georges III participera au développement des sciences. Voir au musée des Sciences, la table philosophique, les nombreux instruments scientifiques qui y sont conservés. La science se popularise, descend dans la rue : des démonstrations scientifiques sont réalisées dans différentes villes. Un des pionniers est Stephen Demainbray.

La pensée philosophique prend son essor. L’un des grands noms est John Locke. Pour lui, les idées se développent grâce aux sens et aux expériences. Elles ne sont pas innées. Il s’interroge sur les systèmes gouvernementaux et la pensée politique et développe sa thèse dans deux essais : la monarchie n’est pas de droit divin. Il prône un contrat social fondé sur la tolérance, il influencera la révolution américaine et française.

Toutes ces nouvelles idées apparaissent au moment où Charles 1er fait face à Cromwell. Mal lui en prend, Charles 1er sera décapité et la République durera 11 ans. La lutte conte les catholiques est toujours présente.

L’arrivée du couple William d’Orange et Mary introduit une monarchie bicéphale, où la tolérance religieuse est de mise mais non pas pour les catholiques.

L’architecture de l’époque reflète les tendances de l’époque : le palais de Kensington est modeste comparé à celui de Versailles. La liberté de la presse est reconnue. Londres devient le centre des idées libérales. On constate une multiplication des journaux The Tatler, The Spectator.

À partir de 1752, des Coffee Houses sont créées, véritables lieux d’échange avec une réelle mixité sociale puis des clubs privés, des Pleasure Gardens, aujourd’hui disparus. On y lit les journaux (pour un penny on peut lire un journal et prendre un café au Pennies University ). 

L’Angleterre est une véritable ruche, fourmillement d’idées qui s’incarnent aussi dans l’architecture comme reflété sur les vastes demeures bordant Regent’s Park.

Mais il ne faut pas oublier que les catholiques n’acquirent la liberté religieuse qu’en 1829, que  les femmes n’auront des droits que tardivement et que la prospérité de l’Angleterre est fondée sur l’esclavagisme. C’était une société très inégalitaire et violente.

Muriel CARRE vous conseille la lecture de Roy Porter ‘Enlightenment’ et aussi l’ouvrage de Danielle Dutton ‘Margaret the first’.

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