En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies ayant pour but la réalisation de statistiques de visites. (Google Analytics, Facebook & Twitter)
Ok accepter En savoir plus
Londres Accueil
 
acebook
|
|
|
|
 Nous écrire
|
|
Adhésion en ligne
|
 Identification

Londres Accueil

Bienvenue à Londres !

 > Visiter Londres > So British

So British

23/09/2019
Image_4732
 
La cabine téléphonique rouge
 Red phone Box
 
Qui n’a pas pris sa photo d’une cabine téléphonique à Londres avec une tête,
2 voire 3 têtes qui se penchent par la porte entrouverte ?
 
 
Emblématique des villes anglaises, elle fait partie du patrimoine culturel et historique de la Grande Bretagne et a même été élue Design préféré des Britanniques en 2015.
 
La première cabine K1 pour Kiosk n°1 est créée en 1921, en 1000 exemplaires.
En béton armé, en forme de pagode elle est peinte en n’importe quelle couleur pour se fondre dans son environnement.
 
Le modèle ne faisant pas l’unanimité, et des villes refusant de l’installer, British Telecom lança un concours de design pour inventer une nouvelle version.

 
C’est sir Giles Gilbert Scott, inspiré par le mausolée de Sir John Soane au cimetière de Saint Pancras, qui remportera le concours avec la cabine K2 en 1923. Le prototype original est visible sous le porche de la Royal Academy of arts.
Cette version iconique en fonte, d’un rouge distinctif le poppy red, arbore une couronne dorée en bordure de son toit bombé.
 
 
Le succès est immédiat mais en 1935 le modèle K6 en fer détrône la K2 qui revenait trop chère à produire.
 
 
Dessinée pour le jubilée d’argent du roi Georges V, et produite à plus de 70000 exemplaires, c’est la cabine téléphonique la plus répandue au Royaume-Uni.    
 
K6 à gauche K2 à droite à Smithfield Market
 
En 1963, le modèle K7 en aluminium et verre, décoloré et oxydé par la pluie annonce le déclin des cabines téléphoniques.
 
 
Concurrencées par les téléphones mobiles et internet, dégradées elles sont souvent envahies par les Tart cards les petites annonces du téléphone rose. 
 
 
Revenant trop chères à entretenir, British Telecom procède au démantèlement de 20000 d’entre elles en suivant des règles précises ; uniquement si une autre cabine est présente dans un rayon de 400m et après accord des autorités.
 
 
Aujourd’hui une nouvelle vie commence pour les red phone box et les détournements sont nombreux.
 
   
 
Transformées en bibliothèque, en bar ou street food, en aquarium ou cabine de douche, en cabine Pod work ou en cabine de secours avec défibrillateur, elles se réinventent pour continuer à faire partie du mobilier urbain des villes anglaises.
Vous pouvez même en acheter une lors d’une vente aux enchères !
 
Quelques chiffres:
 
100 ans d’existence, 16 versions différentes 
 K6 : 90 cm de large, 2,40 m de hauteur, 700Kg
92000 cabines en GB en 2002
20000 cabines prévues en 2022
2000 cabines classées monument historique
Coût maintenance : £ 5 millions pour BT
 
Sir Giles Gibert Scott 1880/1960
 
Architecte britannique renommé par son style mêlant le néogothique traditionnel avec le modernisme. On lui doit aussi le design du Waterloo Bridge, Battersea Power Station qui figure en couverture de l’album Animal de Pink floyd’s, Bankside Power Station la future Tate modern et la cathédrale Church of Christ de Liverpool.
 
MLB
The Bobbies
The Bobbies
 
Les bobbies, sont des symboles du Royaume-Uni à l’instar des bus à impériale ou des cabines téléphoniques rouges au coin des rues.
Mais d’où vient leur nom ?
 
 
Ils sont appelés ainsi en référence au fondateur de leur corps, Robert Peel, ministre de l'intérieur, en 1829.
Pour faire face à la criminalité qui augmentait, celui que l’on surnommait Bobby a créer un vrai service de police à Londres.
 
 
Ce service fut appelé la Metropolitan Police Force, la Met, et s’installa rue Scotland Yard et on parla des Bobby’s boys, les hommes de Robert !
 
 
Aujourd’hui le casque des bobbies fait résolument partie du paysage londonien.
 
 
Tout rond, avec son design vaguement inspiré de l'armée prussienne, il est fait de velours noir et bombé pour dominer et reconnaître le policier dans la foule.
 
 
Objet de culture populaire, les bobbies se retrouvent dans des centaines de films, et même en version jouet dans les magasins pour touristes !
 
L’artiste de street-art, Banksy, proposa, à Brighton, une version polémique avec deux policiers qui s’embrassent,Two Bobbies Snogging.
 
 
MLB
L'art du thé

L’art du thé


 

Dire que les anglais sont fans de thé, c’est peu dire. Chaque jour au Royaume Uni près de 165 millions de tasses sont bues. Mais cette boisson n’a pas toujours eu la cote et l’art et la manière de le préparer peut encore de nos jours être l’objet de controverse.

Petit parcours initiatique autour de cette boisson que nos responsables de quartier ne manqueront pas de vous proposer lors des cafés de quartier.

 


 

Les premiers amateurs européens de thé furent les Portugais qui avaient des colonies en Orient. Toutefois, la consommation qui en était faite ne sortait guère du cadre des maisons des rares personnes qui avaient fait ce lointain voyage. Ce sont les Hollandais qui ont instauré la commercialisation du thé en Europe à la fin du XVIème siècle. Le thé est rapidement devenu une boisson à la mode mais, du fait de son prix élevé, il était réservé aux personnes aisées.

 


 

L’Angleterre a longtemps regardé cette mode d’un œil distant. C’est le mariage de Charles II et de Catherine de Braganza qui va marquer un tournant dans l’histoire du thé en Angleterre. La princesse était portugaise et grande amatrice de cette boisson. Après une longue traversée pour rejoindre son époux en 1662, Catherine dès son débarquement réclama une tasse de thé pour se remettre de ses émotions mais les Anglais ne purent lui offrir qu’une chope d’ale… La princesse s’adapta bien à son nouvel environnement mais resta fidèle aux traditions culinaires de son pays natal et donc au thé, qui ne tarda pas à devenir une mode au sein de la cour puis des cercles aristocratiques.


 

L’enthousiasme a progressivement gagné la population entière. Seules les classes populaires n’y avaient toujours pas accès du fait du prix élevé des feuilles de thé puisque des taxes élevées étaient imposées par les gouvernements successifs. Ces taxes ont atteint de tels niveaux que le marché noir a explosé.

 

 

Ainsi à la fin du XVIIIème siècle, le commerce légal s’élevait à 2260 tonnes alors que le volume de thé importé illégalement au Royaume Uni représentait environ 3120 tonnes. Qui plus est, des trafiquants peu scrupuleux n’hésitaient pas à employer toute sorte de moyens pour accroître leurs bénéfices. Les feuilles de thé étaient mélangées à d’autres feuilles n’ayant rien à voir avec celles du théier, le thé usagé pouvait aussi être récupéré, mis à sécher puis revendu. Étaient également ajoutés des produits tels que les crottes de mouton pour donner une couleur plus foncée au mélange… En 1784, le gouvernement a réagi en ramenant la taxe de 119% à 12,5%; ce qui a eu pour effet immédiat l’arrêt du marché de la contrefaçon.

 

 

C’est la fin du monopole de la East India Company en 1834 qui a littéralement dopé les ventes de thé au Royaume Uni. Jusqu’à cette date, le thé à destination du Royaume Uni provenait principalement de Chine. La remise en cause de son monopole a obligé cette société à développer la culture du thé en Inde.

 

 

En 1851 la consommation annuelle de thé par personne était d’environ 1 kilogramme. En 1901, celle-ci était portée à plus de 3 kilogrammes. Le thé était désormais vraiment intégré à l’art de vivre des anglais. Au point que durant la première guerre mondiale, le gouvernement a pris en charge l’importation du thé pour être sûr que la population anglaise puisse continuer à bénéficier de sa boisson favorite à des prix corrects. Il en a été de même durant la seconde guerre mondiale et au-delà puisque le thé a été rationné de 1940 à 1952.

 


 

Le thé est-il bon pour la santé ?

 

Aujourd’hui on ne doute plus du bienfait du thé sur la santé (antioxydant), il n’en a pas été toujours de même. Tout au plus avait-on remarqué qu’il valait mieux servir aux ouvriers du thé au lieu de la bière durant les réunions publiques pour conserver le calme.


 

Pour ou contre le tea bag ?

 

 

Le tea bag est né aux Etats Unis au début du XXème siècle. Thomas Sullivan, un marchand de thé basé à New York, a eu l’idée d’envoyer des échantillons de thé dans de petits sachets en soie. Certains ont pensé qu’il fallait les utiliser tels quels, le thé en sachet était né !

 

 

Toutefois, la vente de sachets au Royaume Uni ne démarrera que dans les années 70. Aujourd’hui, 96% des tasses de thé bues quotidiennement sont préparées à partir d’un sachet, épargnant à la ménagère la fastidieuse tâche du nettoyage des débris de feuille dans le fonds de la théière. 


 

Afternoon tea or cream tea ?

 

 

Au XVIIIème siècle, il était d’usage de ne prendre que deux repas durant la journée, un petit déjeuner puis un dîner aux alentours de 19h30. De fait, les petites fringales sur le coup de 17h n’étaient pas rares. Pour y remédier, la duchesse de Bedford a créé l’afternoon tea, une collation servie en fin d’après-midi accompagnée de cake, sandwichs salés, et thé.

 

 

Cette pause gastronomique est rapidement devenue un évènement mondain à part entière. Quant au cream tea, il est servi accompagné de scones, de clotted cream, de confiture de fraises et de thé.

What else ?

 

 

 

 

L’art du thé

 

 

George Orwell, dans un livre intitulé «Une bonne tasse de thé» publié en 1946, a présenté 11 règles d’or pour préparer le thé. Il proscrit l’utilisation du sucre, et de fait moins d’un tiers des anglais ajoutent du sucre à leur thé, et stipule que l’eau doit être versée en premier avant le lait (NB: 98% des anglais ne conçoivent pas boire leur thé sans y mettre du lait).

 

S’ouvre alors le débat qui agite encore la société anglaise aujourd’hui:faut-il verser le lait ou l’eau chaude en premier?

 

 

 

Idéalement, le thé, pour infuser correctement, doit être immergé quelques minutes dans une eau frémissante; verser l’eau dans du lait sorti du réfrigérateur mettrait à mal ce processus…

Malgré tout, un tiers des personnes âgées de plus de 65ans continue de verser le lait avant l’eau alors que la part chez les 18-24ans s’effondre à 4%.

Tout ceci pourrait n’être finalement qu’un marqueur de classes dans la société britannique. Seule la porcelaine est en effet capable de supporter le choc thermique de l’eau frémissante donc seuls les moins riches versaient autrefois le lait en premier pour diminuer la température du breuvage.



Iris

Et si nous allions au pub

Et si nous allions au pub ?

 

 

 

Difficile de ne pas associer les pubs à la culture britannique. Au fil des siècles, ces établissements ont multiplié les offres pour devenir le lieu de convivialité préféré des anglais. Mais ces dernières années, beaucoup ont mis la clé sous la porte.

La fin d’une époque ?

 

 

Les pubs sont intimement liés à l’histoire de l’Angleterre

 

 

Dès la construction des premières voies romaines, sont apparues tout du long de celles-ci des auberges et des tavernes tenues par des familles. Ces dernières y vendaient leur production artisanale d’ale, pour rafraîchir les voyageurs. 

L’expansion du nombre de ces « public houses », d’où vient aujourd’hui le nom « pubs », a été telle que le roi Edgar a dû décréter l’interdiction d’avoir plus d’un pub par village en 965.

 

 

Si cette mesure a pu avoir un effet salutaire sur la santé et l’ordre public, il semblerait aussi qu’elle ait été un tant soit peu trop restrictive. Du fait de l’accroissement de la taille des villes, il devenait en effet difficile de trouver ces établissements dans les ruelles et le roi Richard II imposa aux pubs d’être localisables et identifiables grâce à l’installation au-dessus de la porte d’une enseigne

 

 

Ce sera une branche, un bâton mais les plus talentueux des propriétaires laisseront libre cours à leur imagination. Les bouts de bois seront alors sculptés et décorés. Priorité est donnée à l’image, le degré d’alphabétisation de la société à cette époque est quasi inexistant. Les temps ont changé mais de nos jours encore une belle part est laissée à la représentation graphique du nom de l’établissement.

 

Fréquentation et désertion

 

Traditionnellement le lieu était fréquenté par des ouvriers et des paysans qui venaient boire une pinte après une dure journée de labeur. On venait s’y distraire, jouer aux cartes, s’affronter aux fléchettes, regarder les matchs de foot… Le lieu était bien souvent bruyant et enfumé. 

L’interdiction de fumer, l’augmentation des taxes et la baisse de consommation d’alcool ont fortement remis en cause le modèle économique traditionnel des pubs.

 

 

Le smoking ban, décrété le 1er juillet 2007, a eu un impact énorme et en 10 années, 7 000 pubs ont mis la clé sous la porte au Royaume Uni. L’interdiction du tabac dans les lieux publics n’est pas le seul facteur à incriminer. Sur la même période, la consommation d’alcool a globalement diminué de 17 %. Le phénomène a d’autant plus impacté les gérants de pub qu’ils ont dû faire face à une hausse de 40 % de la taxe sur la bière imposée par le gouvernement anglais ; rendant le prix d’une bière au pub supérieur à celui d’une bière achetée en supermarché. Lorsqu’un anglais boit une pinte dans un pub, il verse 52 p dans les caisses de l’Etat alors que l’Allemand, autre grand consommateur européen de cette boisson, est taxé 14 fois moins.

 

Réinventer le modèle

 

 

Il a donc fallu aux gérants actuels réinventer le modèle du pub et étendre, entre autres, leur offre de boissons. Il n’est pas rare maintenant de trouver un choix de vins, de cidres sans compter sur l’offre de bière locale et confidentielle.

Alors que le nombre de pubs diminuait, celui du nombre de brasseries a en effet paradoxalement augmenté afin de répondre à une demande de plus en plus variée et complexe de bière locale. En 2016, 300 brasseries ont ouvert et on n’en compte désormais pas moins de 2 250 au Royaume Uni. 

 

 

La véritable révolution vient de l’assiette !  Il a en effet fallu passer en cuisine pour survivre à ces règles étatiques. Les traditionnels fish & chips, pies et le Sunday roasts ont encore la cote mais une clientèle de plus en plus exigeante favorise l’émergence d’une cuisine raffinée et internationale. Le guide Michelin ne s’y est pas trompé et suit de près l’évolution de ces gastropubs, attribuant même à certains des étoiles depuis quelques années ! 

 

 

Aujourd’hui toutes les classes sociales, les hommes comme les femmes, franchissent le seuil des pubs et le week-end les familles y viennent avec plaisir le temps d’un déjeuner.

Faut-il pour autant dire que les pubs sont sauvés ? Rien de moins sûr notamment à Londres. Selon l’ONS (Office for National Statistics), Londres perdrait un pub par semaine. Le prix au m² et la délicate cohabitation avec les riverains s’ajoutent aux facteurs précédemment évoqués.

 

 

Face à cette disparition importante du nombre de pubs, le maire de Londres, Sadiq Khan, a lancé le « pro-pub planning strategy ». Il y invite, entre autres, les acteurs économiques à reconnaître l’importance des pubs comme lieux sociaux et culturels.

Espérons que ses paroles seront entendues pour de belles soirées entre amis autour d’une pinte ! 

 

CHEERS

 

Quelle bière ?

 

 

L’Ale est une bière fermentée à haute température.

L’India Pale Ale, ou IPA, est une bière à fermentation haute originaire du Royaume-Uni. Elle s’appelle comme ça car elle était, lors de sa conception au XVIIIème siècle, destinée à alimenter les colonies britanniques aux Indes. Les IPA sont fortes en alcool et contiennent beaucoup de houblon. Elles ont une couleur orangée.

La Lager est une bière de basse fermentation. Elle peut être blonde, ambrée ou brune. Les lagers sont des bières légères qui se conservent longtemps. Leur origine est à chercher du côté de la Bavière, où elles ont vu le jour au XVème siècle

La Pilsner est une bière blonde, claire, de fermentation basse. Elle titre à 5 degrés et son amertume est légère. Elle se boit fraîche, entre 10 et 12 degrés.

La Porter est une bière à fermentation haute originaire d’Angleterre. 

Les Porter ont donné naissance à la Stout, une bière brune, un peu caramélisée, qui se boit tiède. Elle est brassée à partir d’un moût où l’on retrouve une forte teneur en grains très torréfiés. Elle a de ce fait un goût un peu fumé, grillé, proche des arômes du café et une couleur très foncée. Les stouts sont originaires d’Irlande. Ce sont des bières fortes, qui se boivent tièdes et sont assez liquoreuses

Le Lambic désigne une bière dont la fermentation est spontanée. Ces bières sont principalement produites en Belgique, dans la vallée de la Senne. La bière ne pétille pas et ne présente pas de mousse. Elle titre à 5 degrés. Elle sert parfois de base pour la préparation de bières aromatisées, comme la Kriek.

Les bières d’abbaye étaient autrefois brassées directement par les moines ou bien par un brasseur diligenté par des moines. Les moines trappistes continuent encore aujourd’hui à brasser leur propre bière. C’est une dénomination désignant des bières souvent un peu sucrées, fortes, avec peu d’amertume et de belles couleurs or.

Les dénominations simple, double ou triple font référence à des bières d’abbaye. La double et la triple sont plus corsées en raison de l’ajout de malt à la mixture initiale.

@topito

 

Iris

 

 

It's a dog life

It’s a dog life!

 

La vie animalière à Londres peut surprendre. Premier choc, les renards dans les parcs… dans les rues… et les jardins ! Cela ne perturbe pas outre mesure les chiens et chats, et tout ce petit monde cohabite.

 

 

Balades

La balade quotidienne prend souvent une tonalité sociale: ici, les propriétaires se retrouvent sur les greens du quartier et lâchent leurs chiens tout en discutant. Un bon moyen de tisser du lien et de rencontrer des Anglais ! La grande majorité des chiens sont bien dressés et se promènent sans laisse dans les parcs et sentiers, en restant proches de leurs maîtres. A vous d’évaluer le tempérament et le niveau de dressage de votre chien pour agir en conséquence !

 

 

S’il montre des signes d’agressivité, vous pouvez être invités à le balader avec une muselière. Quelques mises en garde:

  • S’il ne reste pas près de vous mais a tendance à zigzaguer, attention aux vélos qui surgissent de part et d’autre à vive allure !

  • Il est impératif de ramasser ses besoins, sous peine d’amende (et Londres possède beaucoup de caméras…);

  • Certaines zones des parcs sont interdites aux chiens (comme les aires pour enfants) et d’autres requièrent qu’ils soient tenus en laisse ;

  • Au Richmond Park, vous pouvez lâcher librement votre chien en dehors des périodes de reproduction (mai à juillet, septembre et octobre). A ces périodes, il est décommandé de les balader, même tenus en laisse, car les cerfs peuvent charger spontanément.

 


 

Dog-walker

 

 

Spécificité toute londonienne, le dog-walker vient chercher le chien chez vous et le balade à votre place. Vous pouvez choisir une balade individuelle mais, le plus souvent, elles se font en groupe. Il peut s’agir d’une sortie d’1h au parc du quartier, comme d’une balade plus longue à la campagne, pour les défouler.

 

 

Dans tous les cas, c’est souvent un engagement hebdomadaire et annuel. Si l’entente est bonne, le dog-walker pourra héberger votre chien quand vous partez. Vous trouverez des coordonnées chez les vétérinaires, et ils sont facilement reconnaissables dans les parcs.


 

Transports

 

 

Au niveau local, vous pouvez prendre le bus et le métro avec votre chien, tenu en laisse bien sûr (et attention aux pattes dans les escalators !). Pour vous rendre en France, Eurostar n’admet que les chiens-guide. Par conséquent, à moins d’avoir un petit animal qui peut voyager en cabine, il vous faudra faire les aller-retours en voiture, via l’Eurotunnel. Easyjet propose aussi un service de transport de chiens et chats par camionnette avec plusieurs stops possibles en France (Easypet.net).

 


 

Conditions d’entrée en Angleterre… et en France

 

Pour rejoindre l’Angleterre, votre chien avoir plus de 12 semaines, être pucé et vacciné contre la rage. Cette vaccination doit être faite au moins 21 jours avant son entrée sur le territoire (et reprise annuellement). Vous devez aussi voir un vétérinaire au moins 24h et maximum 120h (5 jours) avant chaque entrée sur le territoire, afin qu’il reçoive un vermifuge spécifique. La présentation du passeport Européen indiquant toutes les vaccinations et traitements est indispensable.

 

 

Il n’existe plus de quarantaine mais, en cas de Brexit, il vous faudra un test anti-rabique supplémentaire 3 mois avant de pouvoir retourner en France car l’Angleterre pourrait basculer comme « unlisted country ». La sérologie s’effectue chez un vétérinaire (compter 150£), 30 jours minimum après une vaccination anti-rabique : si elle est positive, le chien est bien protégé mais vous devez attendre 3 mois pour pouvoir le ramener en France. Si elle est négative, vous devez refaire une vaccination anti-rabique, puis attendre un mois, puis refaire la sérologie et attendre 3 mois !! Cette sérologie peut être faite en France également, mais les conditions de délais sont les mêmes.

Pour plus d’informations : site de la DEFRA, site Eurotunel

 


 

Bonfire night

 

Chaque année, les Anglais célèbrent la Conspiration des Poudres, qui a fait sauter le Parlement en 1605 à grand renfort de feux d’artifices. La date officielle est le 5 novembre, mais durant toute la semaine des pétards et fusées éclatent quotidiennement dans les rues et les jardins, causant beaucoup de stress chez les chiens… qui entendent les détonations quatre fois plus fort que nous!

 

Caroline Madoux

 

What is cricket ?

Une journée au Lord’s

 

Avec le printemps reprend la saison du cricket, sport mystérieux qui prend son temps. C’est un mystère que nous avions décidé de percer depuis notre installation à Londres non loin du Lord’s Cricket Ground et depuis que nous avions découvert que l’un de nos amis, anglophile et so old England, était un joueur assidu dès le retour de la belle saison.

 



 

De déconvenues en déconvenues

 

A la recherche des règles

 

Commencer la journée, très tôt pour un samedi matin, par une visite guidée des lieux en espérant en ressortir avec clés pour comprendre le jeu… et n’en avoir aucune. Insister en interrogeant les guides et les gardiens de salle, tous passionnés et ravis de partager leurs connaissances, sur les bases du jeu et constater que chacun évite de le faire en racontant une anecdote. Découvrir un petit fascicule gratuit « the game and its origins » à l’entrée d’un des pavillons visités, le prendre et réaliser qu’il parle du jeu de paume, « the real tennis » puisque le Lord’s abrite également un terrain de tennis / squash. Finir la visite à la boutique en espérant trouver un livre pour enfant expliquant ce jeu mystérieux et ne trouver qu’un petit recueil officiel de 150 pages. Petit mais costaud ! Tant pis, le match commence dans 5 minutes, lançons-nous sans explications initiales et faisons confiance au temps -à vrai dire, nous avons la journée complète-, à nos voisins anglais -toujours si heureux de discuter- et à notre intelligence -que l’on espère vive- pour décrypter ce mystère.

 

A la recherche d’un décodeur

 

 

A première vue, nous prenons peur. Nous assistons à la 3ème journée de match, le tableau d’affichage est complexe et affiche dès le début de la journée des chiffres et des lettres que nous ne comprenons pas… que nous ne comprenons vraiment pas du tout ! Qui plus est, nous découvrons avec stupeur que les joueurs sont tous vêtus de blanc et que la plupart d’entre eux porte un pull qui cache leur identification. Comment peut-on les reconnaitre ? Autre surprise, il n’y a que 15 personnes sur le terrain alors que les équipes se composent de 11 joueurs

 

A la recherche de la meilleure place

 

 

Il faut dire qu’il fait assez froid. Hier soir, un ami anglais nous avait prévenu : « go properly dressed ! », mais nous avions pensé que sa sympathique mise en garde visait encore un dress code. Nous changeons donc de place pour nous mettre à l’abri de la pluie verglassée qui tombe en courtes averses ce matin, puis à nouveau pour trouver la chaleur du soleil, puis encore pour nous protéger du vent et retrouver le soleil qui a tourné. 

Tous ces changements sont l’occasion de découvrir que se mettre sur le côté permet de mieux voir les gestes des joueurs et, accessoirement, de les voir de plus près. Se placer dans les virages n’est pas la garantie d’une meilleure ambiance comme au foot, mais celle de rejoindre plus rapidement la buvette qui est chauffée et protégée de la pluie et où la bière coule à profusion. Finalement, se mettre à l’arrière, face au pavillon du club et sous le centre média, permet de voir le mouvement de la balle et de mieux comprendre la stratégie des joueurs sur le terrain.

Comment n’avions-nous pas pensé dès le départ que les membres du club et les journalistes occupent les meilleures places ?! C’est là aussi que nous retrouvons les fidèles supporters, ceux qui viennent avec un chapeau agrémenté de grosses roses rouges, l’emblème du Middlesex, l’équipe en résidence au Lord’s, ceux qui remplissent consciencieusement une grande grille avec les résultats et leurs observations, ceux qui viennent avec une vieille couverture écossaise et des sandwiches maison qui tiennent dans un grand sac plastique plutôt que dans un hamper du plus grand chic.


 

Et finalement, se rendre compte progressivement que les règles de base ne sont pas si obtuses.

 

Tentons une explication :

 

Middlesex vs. Lacashire, 3ème journée

 

 

Aujourd’hui, le match se déroule en 4 manches sur 4 à 5 jours ; c’est Middlesex vs. Lancashire. Sur le terrain, les 2 arbitres se reconnaissent grâce à leurs chapeaux blancs. Détail amusant, ils portent aussi les pulls des joueurs dans leur dos lorsque ceux-ci les retirent pour jouer un rôle plus actif sur le terrain. Il y a aussi 2 joueurs équipés d’un casque, de protège-jambes et d’une batte aplatie en bois. Ils restent au milieu du terrain dans un espace sablonneux dénommé le pitch tandis que leurs co-équipiers sont bien au chaud en dehors du terrain.

 

 

Autours de ces 4 personnes, les 11 joueurs de l’équipe adverse sont répartis d’une façon qui paraît peu calculée à première vue. L’un d’eux est également équipé de protections et de gants, c’est le receveur. Parmi les 10 autres, 2 ont retiré leur pull pour lancer la balle et 8 semblent attendre tranquillement, se payant même le luxe de garder leurs mains dans les poches de leur pantalon, voire pour ceux qui sont le plus près des tribunes de discuter avec des spectateurs et de signer des autographes.

 

Les bases

 

 

6 fois consécutives (un « over »), en alternance l’un avec l’autre, les lanceurs lancent la balle en direction du « wicket ». Leur objectif est de le toucher après un rebond au sol de la balle. 

L’un des deux batteurs de l’équipe adverse, situé à l’opposé du lanceur et juste devant le wicket, a lui pour objectif de taper la balle pour l’éloigner le plus possible du wicket et marquer un maximum de points.

 

 

S’il la sort du terrain sans qu’elle touche le sol, il obtient 6 runs et marque 6 points. Si la balle sort du terrain après un rebond dans le terrain, il obtient 4 runs et marque autant de points. Sinon, il échange de place en courant avec l’autre batteur (un « run »), autant de fois que possible, jusqu’à ce que l’équipe du terrain (les « fielders ») récupère la balle. Il marque alors autant de points qu’il a fait de runs (i.e. de courses vers le wicket opposé). 

 

 

 

Mais pourquoi ?

 

Là où cela se complique, c’est que l’objectif de l’équipe des lanceurs est d’éliminer les batteurs les uns après les autres et le plus vite possible pour éviter qu’ils ne marquent des points. Pour cela, ils ont au moins trois possibilités. La plus directe est de toucher le wicket avec la balle sans que le batteur ne parvienne à la détourner. La seconde possibilité est que l’un des membres de l’équipe attrape la balle détournée par le batteur avant qu’elle ne touche le sol. La troisième est de rapatrier la balle attrapée par l’un des joueurs répartis sur le terrain, par des passes d’un joueur à l’autre, et de toucher le wicket avant que les batteurs ne finissent l’un de leurs runs. Les batteurs doivent donc calculer leurs risques entre marquer plus de points et se faire éliminer.

 

 

C’est pourquoi ils préfèreront parfois ne pas taper une balle qui n’a aucune chance de toucher le wicket ou ne pas courir vers l’autre wicket si la balle n’est pas partie très loin. Lorsqu’un batteur est éliminé, il sort et laisse sa place au batteur suivant, jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus ; ce qui marque la fin de la manche et un échange des rôles entre les deux équipes.

 

 

… mais n’oublions pas qu’il y a 150 pages de règles et que l’esprit du cricket compte presque autant que la règle elle-même ! Ainsi, un lanceur qui ratera son lancer aura le droit de le refaire une fois mais offrira un point à l’équipe adverse (un « extra »). Nous avons aussi pu observer un exemple de l’application de l’esprit de la règle : lorsque la balle, après avoir rebondi, touche les jambes du batteur au lieu du wicket, le batteur est éliminé. Si le batteur n’avait pas été placé devant le wicket, la balle aurait touché le Saint Graal !

 

Et le gagnant !

 

 

Les points sont comptabilisés par batteur et additionnés en faveur de leur équipe. Les extras ne sont pas affectés à un joueur mais bénéficient quand même à l’équipe. Les statistiques individuelles des lanceurs comptabilisent leur nombre d’overs, le nombre de points qu’ils ont permis à l’équipe adverse de marquer par leurs lancers et le nombre de batteurs qu’ils ont éliminé avec leur lancer…

 

Mais tous ces chiffres affichés ne sont que poudre aux yeux pour complexifier l’apparence du jeu. Seuls les points des batteurs comptent pour le match et l’équipe qui marque le plus de points pendant les deux manches où elle a la batte gagne la partie ; partie qui peut s’arrêter avant la fin (elle a généralement duré plus de 3 jours !) si l’équipe qui défend pendant la 4ème manche a totalisé suffisamment de points pour gagner. Dans ce dernier cas, l’équipe gagne par un certain nombre de wickets, c’est-à-dire, un nombre de batteurs restant en jeu.

Fiat lux !


Le Lord’s Cricket Ground et son propriétaire le Marylebone Cricket Club

 

 


 

 

Thomas Lord a créé 3 terrains successifs. Le premier était situé près de la station de Marylebone, dont le club a conservé le nom même s’il est maintenant à St John’s Wood. Le second n’a été utilisé que 3 ans avant que le terrain soit réquisitionné pour creuser le Regent’s Canal. Le 3ème a été créé en 1814.

Une des particularités du terrain du Lord’s est un dénivelé de près de 2 mètres entre le côté gauche et le côté droit. D’après nos guides, cela ne change absolument rien au jeu, mais c’est une bonne excuse pour les mauvais joueurs. Le gazon, totalement naturel, est replanté tous les hivers.

Le MCC développe et maintient le terrain de cricket du Lord’s. Depuis 1788, il est aussi le gardien des « Laws of Cricket », et à ce titre responsable de toute évolution des règles du cricket.

C’est un club de 23 000 membres maximum. Il faut compter environ 29 années d’attente et remplir un certain nombre de critères pour intégrer le club et, contrairement au club de cricket de Melbourne, il n’est pas possible d’inscrire les enfants à leur naissance. L’âge minimum pour postuler est 16 ans. Il y a peu de moyens de raccourcir le délai d’adhésion : être ou avoir été 1er ministre, avoir joué pour le club pendant au moins 3 ans… ou faire une donation de 2,5 M£ pour construire une nouvelle tribune !

 

 

Ceci dit, comme peu d’entre nous peuvent prétendre à la voie rapide, il ne faut pas tarder à postuler si l’on veut prétendre à l’avantage de pouvoir réserver son siège. En effet, pour bénéficier de cet insigne honneur, il faut être âgé de plus de 75 ans et être membre depuis plus de 35 ans. Faites le calcul, il faut se dépêcher ! J’ai beau recompter, je me dis que seuls ceux qui ont bénéficié d’un circuit d’adhésion court peuvent avoir une chance de réserver une place assise entre 75 et 80 ans.


La petite histoire humoristique et romantique des « Ashes »

 

L’un des trésors les plus précieux du musée du Lord’s est une urne en terre-cuite de 4 cm de hauteur. L’histoire commence en 1882 lors d’un test-match lorsque les Australiens battent les Anglais pour la 1ère fois sur leur propre terrain. C’est une catastrophe nationale !

Le lendemain, le Sporting Times publie une chronique nécrologique annonçant la mort du Cricket anglais, dont le corps sera incinéré et les cendres envoyées en Australie. A l’époque, la crémation fait l’objet d’un débat national.

Lorsque les Australiens organisent les séries suivantes, les Anglais partent bien décidés à regagner les cendres… du cricket anglais, c’est à dire leur honneur. De nombreuses réceptions s’organisent en Australie autour de l’équipe anglaise. Celle-ci joue notamment un match contre le personnel du domaine de Lord Clarke, le président du club de cricket de Melbourne. Le match est suivi d’un dîner à l’occasion duquel Lady Clarke présente, comme une bonne blague, les cendres au capitaine de l’équipe anglaise, annonçant que c’étaient celles pour lesquelles il avait fait tant de chemin. A vrai dire, elle était montée rapidement dans sa chambre, avait fait brûler quelque chose et avait versé les cendres dans une petite urne à parfum. Les tests-matchs commencent peu après et l’Angleterre gagne les séries. Lady Clarke rend donc les ashes à Ivo Bligh, le capitaine anglais. 

 

Là où l’histoire devient romantique, c’est que le capitaine anglais a rencontré celle qui deviendra sa femme à l’occasion du match et du dîner chez les Clarke. Il s’agit de leur gouvernante !

Ainsi commence l’histoire des Ashes, trophée mythique d’une série de 5 test-matchs qui se déroulent tous les deux ans entre l’Angleterre et l’Australie.


 

Visiter Londres

 Adhésion Calendrier Identification

Nos partenaires