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So British

21/09/2019
Image_5573
 
La cabine téléphonique rouge
 Red phone Box
 
Qui n’a pas pris sa photo d’une cabine téléphonique à Londres avec une tête,
2 voire 3 têtes qui se penchent par la porte entrouverte ?
 
 
Emblématique des villes anglaises, elle fait partie du patrimoine culturel et historique de la Grande Bretagne et a même été élue Design préféré des Britanniques en 2015.
 
La première cabine K1 pour Kiosk n°1 est créée en 1921, en 1000 exemplaires.
En béton armé, en forme de pagode elle est peinte en n’importe quelle couleur pour se fondre dans son environnement.
 
Le modèle ne faisant pas l’unanimité, et des villes refusant de l’installer, British Telecom lança un concours de design pour inventer une nouvelle version.

 
C’est sir Giles Gilbert Scott, inspiré par le mausolée de Sir John Soane au cimetière de Saint Pancras, qui remportera le concours avec la cabine K2 en 1923. Le prototype original est visible sous le porche de la Royal Academy of arts.
Cette version iconique en fonte, d’un rouge distinctif le poppy red, arbore une couronne dorée en bordure de son toit bombé.
 
 
Le succès est immédiat mais en 1935 le modèle K6 en fer détrône la K2 qui revenait trop chère à produire.
 
 
Dessinée pour le jubilée d’argent du roi Georges V, et produite à plus de 70000 exemplaires, c’est la cabine téléphonique la plus répandue au Royaume-Uni.    
 
K6 à gauche K2 à droite à Smithfield Market
 
En 1963, le modèle K7 en aluminium et verre, décoloré et oxydé par la pluie annonce le déclin des cabines téléphoniques.
 
 
Concurrencées par les téléphones mobiles et internet, dégradées elles sont souvent envahies par les Tart cards les petites annonces du téléphone rose. 
 
 
Revenant trop chères à entretenir, British Telecom procède au démantèlement de 20000 d’entre elles en suivant des règles précises ; uniquement si une autre cabine est présente dans un rayon de 400m et après accord des autorités.
 
 
Aujourd’hui une nouvelle vie commence pour les red phone box et les détournements sont nombreux.
 
   
 
Transformées en bibliothèque, en bar ou street food, en aquarium ou cabine de douche, en cabine Pod work ou en cabine de secours avec défibrillateur, elles se réinventent pour continuer à faire partie du mobilier urbain des villes anglaises.
Vous pouvez même en acheter une lors d’une vente aux enchères !
 
Quelques chiffres:
 
100 ans d’existence, 16 versions différentes 
 K6 : 90 cm de large, 2,40 m de hauteur, 700Kg
92000 cabines en GB en 2002
20000 cabines prévues en 2022
2000 cabines classées monument historique
Coût maintenance : £ 5 millions pour BT
 
Sir Giles Gibert Scott 1880/1960
 
Architecte britannique renommé par son style mêlant le néogothique traditionnel avec le modernisme. On lui doit aussi le design du Waterloo Bridge, Battersea Power Station qui figure en couverture de l’album Animal de Pink floyd’s, Bankside Power Station la future Tate modern et la cathédrale Church of Christ de Liverpool.
 
MLB
The Bobbies
The Bobbies
 
Les bobbies, sont des symboles du Royaume-Uni à l’instar des bus à impériale ou des cabines téléphoniques rouges au coin des rues.
Mais d’où vient leur nom ?
 
 
Ils sont appelés ainsi en référence au fondateur de leur corps, Robert Peel, ministre de l'intérieur, en 1829.
Pour faire face à la criminalité qui augmentait, celui que l’on surnommait Bobby a créer un vrai service de police à Londres.
 
 
Ce service fut appelé la Metropolitan Police Force, la Met, et s’installa rue Scotland Yard et on parla des Bobby’s boys, les hommes de Robert !
 
 
Aujourd’hui le casque des bobbies fait résolument partie du paysage londonien.
 
 
Tout rond, avec son design vaguement inspiré de l'armée prussienne, il est fait de velours noir et bombé pour dominer et reconnaître le policier dans la foule.
 
 
Objet de culture populaire, les bobbies se retrouvent dans des centaines de films, et même en version jouet dans les magasins pour touristes !
 
L’artiste de street-art, Banksy, proposa, à Brighton, une version polémique avec deux policiers qui s’embrassent,Two Bobbies Snogging.
 
 
MLB
L'art du thé

L’art du thé


 

Dire que les anglais sont fans de thé, c’est peu dire. Chaque jour au Royaume Uni près de 165 millions de tasses sont bues. Mais cette boisson n’a pas toujours eu la cote et l’art et la manière de le préparer peut encore de nos jours être l’objet de controverse.

Petit parcours initiatique autour de cette boisson que nos responsables de quartier ne manqueront pas de vous proposer lors des cafés de quartier.

 


 

Les premiers amateurs européens de thé furent les Portugais qui avaient des colonies en Orient. Toutefois, la consommation qui en était faite ne sortait guère du cadre des maisons des rares personnes qui avaient fait ce lointain voyage. Ce sont les Hollandais qui ont instauré la commercialisation du thé en Europe à la fin du XVIème siècle. Le thé est rapidement devenu une boisson à la mode mais, du fait de son prix élevé, il était réservé aux personnes aisées.

 


 

L’Angleterre a longtemps regardé cette mode d’un œil distant. C’est le mariage de Charles II et de Catherine de Braganza qui va marquer un tournant dans l’histoire du thé en Angleterre. La princesse était portugaise et grande amatrice de cette boisson. Après une longue traversée pour rejoindre son époux en 1662, Catherine dès son débarquement réclama une tasse de thé pour se remettre de ses émotions mais les Anglais ne purent lui offrir qu’une chope d’ale… La princesse s’adapta bien à son nouvel environnement mais resta fidèle aux traditions culinaires de son pays natal et donc au thé, qui ne tarda pas à devenir une mode au sein de la cour puis des cercles aristocratiques.


 

L’enthousiasme a progressivement gagné la population entière. Seules les classes populaires n’y avaient toujours pas accès du fait du prix élevé des feuilles de thé puisque des taxes élevées étaient imposées par les gouvernements successifs. Ces taxes ont atteint de tels niveaux que le marché noir a explosé.

 

 

Ainsi à la fin du XVIIIème siècle, le commerce légal s’élevait à 2260 tonnes alors que le volume de thé importé illégalement au Royaume Uni représentait environ 3120 tonnes. Qui plus est, des trafiquants peu scrupuleux n’hésitaient pas à employer toute sorte de moyens pour accroître leurs bénéfices. Les feuilles de thé étaient mélangées à d’autres feuilles n’ayant rien à voir avec celles du théier, le thé usagé pouvait aussi être récupéré, mis à sécher puis revendu. Étaient également ajoutés des produits tels que les crottes de mouton pour donner une couleur plus foncée au mélange… En 1784, le gouvernement a réagi en ramenant la taxe de 119% à 12,5%; ce qui a eu pour effet immédiat l’arrêt du marché de la contrefaçon.

 

 

C’est la fin du monopole de la East India Company en 1834 qui a littéralement dopé les ventes de thé au Royaume Uni. Jusqu’à cette date, le thé à destination du Royaume Uni provenait principalement de Chine. La remise en cause de son monopole a obligé cette société à développer la culture du thé en Inde.

 

 

En 1851 la consommation annuelle de thé par personne était d’environ 1 kilogramme. En 1901, celle-ci était portée à plus de 3 kilogrammes. Le thé était désormais vraiment intégré à l’art de vivre des anglais. Au point que durant la première guerre mondiale, le gouvernement a pris en charge l’importation du thé pour être sûr que la population anglaise puisse continuer à bénéficier de sa boisson favorite à des prix corrects. Il en a été de même durant la seconde guerre mondiale et au-delà puisque le thé a été rationné de 1940 à 1952.


 

Le thé est-il bon pour la santé ?

 

Aujourd’hui on ne doute plus du bienfait du thé sur la santé (antioxydant), il n’en a pas été toujours de même. Tout au plus avait-on remarqué qu’il valait mieux servir aux ouvriers du thé au lieu de la bière durant les réunions publiques pour conserver le calme.


 

Pour ou contre le tea bag ?

 

 

Le tea bag est né aux Etats Unis au début du XXème siècle. Thomas Sullivan, un marchand de thé basé à New York, a eu l’idée d’envoyer des échantillons de thé dans de petits sachets en soie. Certains ont pensé qu’il fallait les utiliser tels quels, le thé en sachet était né !

 

 

Toutefois, la vente de sachets au Royaume Uni ne démarrera que dans les années 70. Aujourd’hui, 96% des tasses de thé bues quotidiennement sont préparées à partir d’un sachet, épargnant à la ménagère la fastidieuse tâche du nettoyage des débris de feuille dans le fonds de la théière. 


 

Afternoon tea or cream tea ?

 

 

Au XVIIIème siècle, il était d’usage de ne prendre que deux repas durant la journée, un petit déjeuner puis un dîner aux alentours de 19h30. De fait, les petites fringales sur le coup de 17h n’étaient pas rares. Pour y remédier, la duchesse de Bedford a créé l’afternoon tea, une collation servie en fin d’après-midi accompagnée de cake, sandwichs salés, et thé.

 

 

Cette pause gastronomique est rapidement devenue un évènement mondain à part entière. Quant au cream tea, il est servi accompagné de scones, de clotted cream, de confiture de fraises et de thé.

What else ?

 

 

 

 

L’art du thé

 

 

George Orwell, dans un livre intitulé «Une bonne tasse de thé» publié en 1946, a présenté 11 règles d’or pour préparer le thé. Il proscrit l’utilisation du sucre, et de fait moins d’un tiers des anglais ajoutent du sucre à leur thé, et stipule que l’eau doit être versée en premier avant le lait (NB: 98% des anglais ne conçoivent pas boire leur thé sans y mettre du lait).

 

S’ouvre alors le débat qui agite encore la société anglaise aujourd’hui:faut-il verser le lait ou l’eau chaude en premier?

 

 

 

Idéalement, le thé, pour infuser correctement, doit être immergé quelques minutes dans une eau frémissante; verser l’eau dans du lait sorti du réfrigérateur mettrait à mal ce processus…

Malgré tout, un tiers des personnes âgées de plus de 65ans continue de verser le lait avant l’eau alors que la part chez les 18-24ans s’effondre à 4%.

Tout ceci pourrait n’être finalement qu’un marqueur de classes dans la société britannique. Seule la porcelaine est en effet capable de supporter le choc thermique de l’eau frémissante donc seuls les moins riches versaient autrefois le lait en premier pour diminuer la température du breuvage.



Iris

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