Thomas Coram est le nom du personnage qu’il faut retenir. En 1739, iI fonde le premier orphelinat de Grande-Bretagne. Sa mère meurt alors qu’il n’a que trois ans. À l’âge de 11 ans, son père l’envoie en mer pour travailler sur les chantiers navals. À son retour de Boston, il est choqué de découvrir des enfants démunis et mourants dans les rues de Londres. Il décide de demander au roi une charte pour créer un hôpital d’enfants abonnés.
Thomas Coram sollicite les épouses des nobles anglais, connues sous le nom des 21 Ladies of Quality and Distinction, pour qu’elles donnent plus de force à sa pétition et obtiennent une charte royale. Ainsi, le Foundling Hospital est ouvert. Thomas Coram avait d’autres fervents supporters, William Hogarth, Haendel, puis un siècle plus tard Charles Dickens. Hogarth va donc organiser dans l’une des salles de l’hôpital/orphelinat une série d’expositions, qui devient historiquement le premier lieu d’expositions qui préfigurent celles de la Society of Artists, 1760, puis celles de la Royal Academy à partir de 1768.
Chaque année, Haendel offre gracieusement un concert où il interprète son très célèbre Messiah. Les lieux seront toujours fortement associés à la musique, avec un apprentissage musical des enfants aveugles ou de musiciens- matelots pour ceux qui prenaient la mer.
Dans une situation de pauvreté extrême et d’insalubrité accrue par l’alcool, la syphilis et la malnutrition, très bien décrit par Hogarth, dans le tableau Gin Lane, Coram achète un grand terrain en bordure de Londres. La vie au grand air devait aider les pensionnaires à se préparer dès plus jeune âge à des rudes métiers De plus, la qualité de l’eau y était dite excellente. Aujourd’hui, vous pouvez aller dans le Coram Fields à condition d’être accompagnés d’enfants. Les bâtiments d’origine ont été rasés. Le parc jouxte le musée actuel.
N’était pas admis qui voulait au Foundling Hospital. Les plus chanceux étaient choisis par tirage au sort, à condition qu’ils soient en bonne santé. Si la situation financière des parents en grande difficulté s’améliorait, ils pourraient reprendre les enfants. La mère laissait un petit objet tel qu’un dé à coudre, une noix et un médaillon afin de reconnaître le bébé. Un morceau du tissu d’un vêtement porté au moment de la séparation était gardé par les deux parties et devait être rapporté pour prouver l’identité de l’enfant qui avait été renommé et envoyé à la campagne jusqu’à l’âge de 5 ans.
Nos coups de cœur
- Les petits objets laissés (les token), les documents établis lors de l’abandon des enfants sont émouvants.
- Tous les autres tableaux et autres témoignages nous rappellent la difficulté existentielle de la population et montrent que sans le grand cœur charitable de Thomas Coram et celui de son entourage a sauvé de nombreux enfants.
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