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Pourquoi les anglais aiment-ils les pubs ?

07/05/2026

À l’origine, London Bridge était le premier pont permettant de traverser la Tamise. Il représentait donc la véritable porte d’entrée de Londres. Naturellement, tout le quartier autour du pont s’est développé pour accueillir les voyageurs et commerçants arrivant tardivement en ville. On y trouvait principalement des auberges et des “Ale Houses”, bien avant l’apparition des pubs tels qu’on les connaît aujourd’hui.

Avant les années 1830, le concept de “pub” n’existait pas encore réellement. Les établissements servaient surtout de lieux d’hébergement et de consommation de bière artisanale. L’arrivée du chemin de fer a progressivement changé les habitudes : les commerçants et vendeurs avaient moins besoin de dormir sur place, ce qui a transformé l’économie locale.

Le terme “pub” vient en réalité de “Public House”. À l’époque, le gin — importé des pays du nord de l’Europe et peu taxé — devient extrêmement populaire en Angleterre. Les propriétaires terriens se mettent à cultiver du blé pour en produire. Une nouvelle réglementation autorise alors les particuliers qui paient des taxes foncières à vendre du gin ou du cidre directement depuis leur propre maison. L’idée du “Public House” naît ainsi : un lieu chaleureux, presque comme un salon privé ouvert au public, d’où l’importance encore aujourd’hui de l’atmosphère cosy et conviviale des pubs britanniques.

Autres faits intéressant, la différence entre :

les “Free Houses”, pubs indépendants pouvant vendre différentes marques et types de bières ;
et les pubs liés à une brasserie spécifique, qui ne servaient que les bières de cette dernière.

Du côté de Borough Market, le marché appartenait autrefois à l’Église. Avec l’arrivée du chemin de fer, les étals se sont installés sous les voies. Le marché fonctionnait principalement la nuit : des grossistes venaient y acheter leurs produits avant de les revendre ensuite sur d’autres marchés londoniens au petit matin.

Autre anecdote typiquement britannique : en 1915 apparaît la règle du “Lock-In”. Les pubs devaient officiellement fermer à une heure précise, mais les clients déjà présents à l’intérieur pouvaient continuer à boire les consommations commandées avant la fermeture. Une manière très anglaise de respecter… partiellement les règles.

Nous sommes aussi passés devant The King’s Arms. Le mot “Arms” fait référence aux armoiries ou au blason : soit celui du propriétaire, soit parfois celui du corps de métier ayant construit le bâtiment, comme les maçons ou menuisiers.

Enfin, certains pubs étaient autrefois divisés en plusieurs espaces, notamment les “Saloons”, plus calmes et destinés aux femmes. À l’époque, les femmes ne fréquentaient quasiment jamais les pubs seules et consommaient rarement de bière, privilégiant plutôt des boissons plus légères comme le porto et mélanges à base de limonade.

Fait surprenant : la bière blonde était très peu consommée en Angleterre avant les années 1970. C’est notamment grâce aux campagnes publicitaires de Heineken qu’elle s’est démocratisée et qu’elle est progressivement devenue une boisson davantage acceptée auprès des femmes également.

Merci à Inès pour ce texte !